Archive pour la catégorie 'disco'

Quelques reflexions sur la musique, les publics et ce qu’on peut faire à Paris (2/2)

Mardi 1 juillet 2008
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Parfois je me demande aussi s’il est encore possible de réunir des circonstances “idéales” à entendre les desiserata des uns et des autres : 1) un public open et sympa 2) une sound-system de qualité 3) des djs, une musique de qualité 4) la possibilité de voir, rencontrer des gens qui correspondent aux goûts de tous 5) des prix raisonnables 6) un accueil décent et souriant 7) un quartier safe et animé

Il y a un moment où il faut arrêter d’en demander trop, dans le sens où répondre aux gouts des uns, c’est forcément ne pas répondre à celui des autres… Pour moi, en tant qu’organisatrice les éléments les plus importants sont :

- programmation musicale de qualité
- sound-system
- accueil et prix raisonnable
- quartier safe

Le public, c’est à la fois l’organisateur et le lieu qui l’attirent, le créent. Je crois en l’énergie et à l’esprit qu’on apporte à ce qu’on fait. Je suis très exigeante sur la qualité, donc je vais attirer les amateurs pointus. Je suis accessible aux autres donc vous l’êtes vous aussi, et entre vous. Un organisateur hautain et orienté fric (et j’en ai rencontrés) va filtrer sur l’appartenance sociale, va compter les gens en “bouteille achetée”.Combien de fois ai-je entendu, “ta clientèle consomme des bouteilles?”. Je déteste qu’on prenne mon public pour des vaches à lait. Je laisse chacun consommer comme il l’entend, et je trouve que les consos du Nouveau Casino ont un prix tout à fait raisonnable, idem pour la Java ou la Flèche d’Or. C’est l’avantage des quartiers popus. Mais je sais bien que la musique n’est pas centrale dans les préoccupations !

De l’économie de la solitude et du faux pour du vrai
Quant aux Queen, au Mix, aux Bains, les boîtes du 8ème arrondissement, et même les mercredi soir sur des bateaux à sound-system bof,  ben voilà, c’est pas du tout la même chose. Connaissant les contraintes d’un gestionnaire d’entreprise, les règles basiques du capitalisme, et les coûts qui encombrent une comptabilité courante… il serait très intéressant de savoir “combien va où” dans un verre à 15 euros par exemple (comme dans les anim’ de “Combien ça coûte”!). Entre prix de revient, loyer, locations matériel, coût de salaire,EDF, charges sociales, impôts, taxes, bénéfices, Sacem etc… vraiment je serai très ravie d avoir ce fromage des coûts transposé dans une conso.

Avec un tel filtre économique ou social, qui attire-t-on ?  Pas forcément des gens riches ! Mais des gens qui veulent payer pour qu’on les prenne pour des gens riches ou faisant partie d’une autre caste. Ca s’appelle le groupe de référence en sociologie. D’où cette attitude hautaine dont me parlent des amis qui se rendent dans ces lieux : “tu vois, je fais partie du beau monde mais pas toi”. Bien sûr, tout cela avec des colifichets et des gadgets qui montrent le niveau très bas de leurs valeurs. (chaque groupe en sociologie a des valeurs, des rites, des croyances en commun). Pour avoir été confrontée à ces gens aussi (dans tous les milieux, même professionnels), ne perdez ni votre argent, ni votre temps. Allez louer un dvd, faites du sport, engagez vous dans une action humanitaire ou associative, rencontrez des groupes d’amis qui font des activités de loisirs. Ou bien choisissez bien vos lieux de sortie. Mettez votre graine pour faire un monde meilleur !

Le changement c’est possible, il faut y croire, et nous sommes nombreux à le vouloir. Au quotidien tout seul ou de façon collective, on peut tous peser dans la balance pour que ce milieu très culturel des sorties évolue. Vos idées sont les bienvenues. Je ne crois pas en la résignation, je suis une créative. D’ailleurs, je vais monter ma propre entreprise, c’est fermement décidé

Et on vend sur Ebay en plus !

Jeudi 19 juin 2008
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Je suis toute émoussée, je viens de publier ma première vente sur Ebay !

Vous la connaissez ? tout le monde la cherche !  Linda Law “All The Night”…

Le Soleil revient demain c’est confirmé donc sortez cette nuit !

Samedi 7 juin 2008
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Et oui la météo… grande décisionnaire pour les sorties. J’ai remarqué qu’après une semaine où l’on a lutté durement (contre le stress au boulot, des problèmes personnels ou des problèmes de santé, une météo pas gégé) on est simplement vidé en fin de semaine. J’ai été dans ces cas tant de fois, je sais ce que c’est. Et de plus la trentaine passée, les effets de fatigue sont simplement doublés par rapport à la vingtaine… D’autres circonstances n’aident pas non plus : être brieffé par des gros paresseux qui n’aiment pas sortir n’est pas non plus un bon moteur. Et la météo… Froid, vent, manque de soleil et de ciel bleu.. tout cela réuni fait qu’on a pas envie de sortir, mais plus de cocooner dans son salon avec un DVD. Allez ! ce temps mauvais ne va pas durer !

A regarder la météo sur un site spécialisé à partir de demain et pour plusieurs jours de suite, le soleil et une hausse des températures sont bien prévus Vous pouvez sortir ce soir sans vous dire “mais comment je vais faire pour la semaine avec ce temps pourri”. Le temps pourri en question va simplement disparaître, vous pourrez remettre vos chemises légères et vos sandales sans aucune inquiétude. Et vive les apéros en terrasse aussi !

Pour vous vivifier regardez aussi les couleurs vertes de la nature. Elles sont très vives, et donnent donc la pêche malgré le manque de ciel bleu. Quant à la lumière, regarder le ciel fait super mal aux yeux : donc la couche de nuage est légère… et va se dissiper !

Un conseil qui marche sur moi : la programmation personnelle. Dites vous que vous allez vivre une soirée super et unique, que vous ne réentendrez que dans 2 mois soit le 9 août. C’est super loin. Vu les plaintes que beaucoup m’ont faites à cause du temps trop long entre chaque soirée, je vous invite, si la force est avec vous, à vous rendre au Nouveau Casino ce soir, je mixerai de façon garantie entre 2h et 4h, et ce à chaque édition. Un autre truc : dormez avant de sortir, faites une sieste l’après-midi. Je vous garantis que vous serez en forme. Et les courses ? Faites les en semaine quand il y aura moins de queue dans les supermarchés !

Venez puiser de la lumière, de la chaleur, de l’énergie tout simplement, ce soir je vous promets une ambiance TRES CHAUDE grâce à nos sélections de DISCO. Et vous voyagerez aussi comme je pars très loin pendant que je mixe… A ce soir !

Je suis dans Télérama !!!!

Jeudi 5 juin 2008
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 Ahh.. Après 4 ans de soirées, voici mon premier vrai article dans Télérama :

  cliquer pour voir l'article

C’est celui de cette semaine, et vous pouvez le choper gratuitement dans certains lieux à Paris.  La photo a été prise là où j’ai passé toute mon enfance dans un bâtiment d’ameublement dans le XIIème. Merci pour le travail du photographe Stéphane Durieu (il m’a fait suer, poser c’est tout un travail de concentration…) et bien sûr du journaliste Pierre Tellier qui m’a bien cuisinée.. Un photographe reporter avait aussi fait une très belle série sur mes soirées en janvier et mars dernier, Eric Baudet du collectif Fédé Photo, je souhaite que les photos qu’il a faites sortent officiellement dans la presse un de ces 4… Enfin voilà, ben, je suis sacrément contente. Un peu bizarre de me voir sans lunette, mes meilleurs clichés sont plus dans l’action que dans la pose. Allez je vais pas chipoter… Ah oui je voulais ajouter aussi qu’entre le moment où j’essaye les platines (1996-97) et celui où je m’y remets pour du disco (2004), j’ai travaillé aussi (mes études jusqu’en 99 et boulot dans l’internet).. mais bon, c’est un super article… et je m’en remets toujours pas !

Mais comment les sortir de là ??? [suite]

Dimanche 1 juin 2008
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Après m’être demandée mais comment faire pour “convertir” des foules embrigadées malgré elles vers ce qui n’est pas de la musique de qualité, la proéminence des medias de masse (et du marché) sur l’offre de musique me semble le coeur de la problématique. Si les seules références d’une personne sont 1) les rayonnages Carrefour 2) les têtes de gondoles des Fnac 3)Les programmations récurrentes de Skyrock, Nrj, Fun, Radio FG, Europe 1, et j’en passe, comment peut-elle savoir qu’il existe autre chose ?? Car c’est bien voulu tout cela : ça rapporte énormément, tout de moins ça rapportait. Aux medias grâce à la vente d’espace publicitaire (radio, magazine, TV, etc..), aux Majors grâce aux ventes (un artiste touche à peine 5% des ventes de ses oeuvres), aux commerces détaillants grâce à la marge qu’ils empochent à chaque vente.  Internet a changé la donne à tous les niveaux, la consommation de bande passante et d’espace disque dur a remplacé l’achat d’un CD. Mais en effet, en terme de découverte et de curiosité, si personne ne vous montre cette musique différente qui sort de l’ordinaire, comment pouvez-vous savoir qu’elle existe ??

Grâce a Internet, l’offre de musique s’est démultipliée en variétés et en quantité. Des passionnés de musique ont diffusé des mix, ont monté des webradio (comme CBS par exemple), ont mis à disposition leur collection numérique venant de vinyls grâce aux réseaux P2P. Au niveau des prescriptions, Internet a TOUT changé. Un Italien, un Lyonnais ou un Danois… tous peuvent vous conseiller de nouveaux tracks. Le savoir se partage ouvertement avec tout un chacun dans les forums, les blogs, des sites reconnus etc….

Mais bien avant qu’Internet n’existe, il y avait bien d’autres moyens d’en savoir plus sur un genre musical donné. Du bon pote de lycée au “maître” sprituel, du vendeur en boutique spécialisée à votre voisin ou votre grand-frère, vos proches intimes ou non pouvaient vous délivrer des pépites à découvrir. Et le hasard de vos recherches solitaires vous mettaient sur le chemin de ces mêmes fous du même son (ces crevures qui cherchent la même came que moi, je les déteste !!!!!!!) Je continuerai et parlerai des différents niveaux d’ “underground” dans le Disco, et que finalement, les références ne se partagent pas si facilement… Et c’est même la mafia…