La meilleure soirée disco de Paris by Dj Aïcha :) Welcome to the disco party!


Quelques reflexions sur la musique, les publics et ce qu’on peut faire à Paris (2/2)

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Parfois je me demande aussi s’il est encore possible de réunir des circonstances “idéales” à entendre les desiserata des uns et des autres : 1) un public open et sympa 2) une sound-system de qualité 3) des djs, une musique de qualité 4) la possibilité de voir, rencontrer des gens qui correspondent aux goûts de tous 5) des prix raisonnables 6) un accueil décent et souriant 7) un quartier safe et animé

Il y a un moment où il faut arrêter d’en demander trop, dans le sens où répondre aux gouts des uns, c’est forcément ne pas répondre à celui des autres… Pour moi, en tant qu’organisatrice les éléments les plus importants sont :

- programmation musicale de qualité
- sound-system
- accueil et prix raisonnable
- quartier safe

Le public, c’est à la fois l’organisateur et le lieu qui l’attirent, le créent. Je crois en l’énergie et à l’esprit qu’on apporte à ce qu’on fait. Je suis très exigeante sur la qualité, donc je vais attirer les amateurs pointus. Je suis accessible aux autres donc vous l’êtes vous aussi, et entre vous. Un organisateur hautain et orienté fric (et j’en ai rencontrés) va filtrer sur l’appartenance sociale, va compter les gens en “bouteille achetée”.Combien de fois ai-je entendu, “ta clientèle consomme des bouteilles?”. Je déteste qu’on prenne mon public pour des vaches à lait. Je laisse chacun consommer comme il l’entend, et je trouve que les consos du Nouveau Casino ont un prix tout à fait raisonnable, idem pour la Java ou la Flèche d’Or. C’est l’avantage des quartiers popus. Mais je sais bien que la musique n’est pas centrale dans les préoccupations !

De l’économie de la solitude et du faux pour du vrai
Quant aux Queen, au Mix, aux Bains, les boîtes du 8ème arrondissement, et même les mercredi soir sur des bateaux à sound-system bof,  ben voilà, c’est pas du tout la même chose. Connaissant les contraintes d’un gestionnaire d’entreprise, les règles basiques du capitalisme, et les coûts qui encombrent une comptabilité courante… il serait très intéressant de savoir “combien va où” dans un verre à 15 euros par exemple (comme dans les anim’ de “Combien ça coûte”!). Entre prix de revient, loyer, locations matériel, coût de salaire,EDF, charges sociales, impôts, taxes, bénéfices, Sacem etc… vraiment je serai très ravie d avoir ce fromage des coûts transposé dans une conso.

Avec un tel filtre économique ou social, qui attire-t-on ?  Pas forcément des gens riches ! Mais des gens qui veulent payer pour qu’on les prenne pour des gens riches ou faisant partie d’une autre caste. Ca s’appelle le groupe de référence en sociologie. D’où cette attitude hautaine dont me parlent des amis qui se rendent dans ces lieux : “tu vois, je fais partie du beau monde mais pas toi”. Bien sûr, tout cela avec des colifichets et des gadgets qui montrent le niveau très bas de leurs valeurs. (chaque groupe en sociologie a des valeurs, des rites, des croyances en commun). Pour avoir été confrontée à ces gens aussi (dans tous les milieux, même professionnels), ne perdez ni votre argent, ni votre temps. Allez louer un dvd, faites du sport, engagez vous dans une action humanitaire ou associative, rencontrez des groupes d’amis qui font des activités de loisirs. Ou bien choisissez bien vos lieux de sortie. Mettez votre graine pour faire un monde meilleur !

Le changement c’est possible, il faut y croire, et nous sommes nombreux à le vouloir. Au quotidien tout seul ou de façon collective, on peut tous peser dans la balance pour que ce milieu très culturel des sorties évolue. Vos idées sont les bienvenues. Je ne crois pas en la résignation, je suis une créative. D’ailleurs, je vais monter ma propre entreprise, c’est fermement décidé

2 commentaires pour “Quelques reflexions sur la musique, les publics et ce qu’on peut faire à Paris (2/2)”

  1. RoboTux dit :

    Je ne peux qu’acquiescer à tout ce qui est dit. Le nouveau casino est un des clubs que je préfère car les prix sont raisonnables, et le soundsystem correct. De plus, la clientèle est bien plus cool que celle des boites de l’ouest parisien comme tu le décris si bien.

    Je suis d’accord aussi sur le fait qu’il vaut mieux faire accepter aux autres sa différence que de changer d’endroit. Et puis, regardez l’évolution au fur et à mesure des années, de ce côté là les choses vont dans le bon sens je pense.

  2. aicha dit :

    le mélange, il est salvateur ds les 2 sens.

    mais l économique, tjs l économique… on connaît la suite avec les fermetures successives pour transformation d un club en parking (bon c était ce qui était arrivé au Paradise Garage…). Cette spéculation immobilière tue les espaces cultures et l’offre forcément, surtout celle qui n est pas amenée à faire rentrer immédiatement 3 tonnes de cash… Où trouver des investisseurs qui disent OK pr un projet culturel, mais qui au final vt penser rentabilité immédiate (je les comprends en mm temps). qui a encore le luxe d attendre qu un lieu monte? l’argent est bien quelque part ? mm.. on a beau traverser une crise, les 30 glorieuses c bel et bien fini… et les directeurs artistiques, eux, ont peu de rôle dans l histoire.

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